Maladies du motoneurone

Le contenu de cette rubrique en français est destiné au grand public. Pour plus d’informations sur nos thématiques de recherches, nous invitons les professionnels à se rendre sur la version anglaise de cette rubrique.

Equipe :

Cécile Martinat : Chargée de recherche CR1 (Inserm)

Sandrine Baghdoyan: Ingénieur de Recherche (Inserm)

Jacqueline Gide: Ingénieur associé (CECS)

Florine Roussange : Ingénieur d’études (Inserm)

Juliette Duchesne de Lamotte : Doctorante

Julie Tahraoui : Doctorante

Antoine Merien : Doctorant

Camille Januel : Doctorante

Vincent Mouilleau: Doctorant

 

Notre équipe a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de maladies affectant le motoneurone en utilisant des lignées de cellules souches pluripotentes humaines portant des mutations causales associées à ces pathologies.

L’équipe s’est focalisée depuis sa création sur la maladie de Steinert (DM1). A l’aide de cellules souches pluripotentes humaines porteuses de la mutation causale, nous avons pu mettre en évidence de nouveaux mécanismes physiopathologiques. En parallèle de cette recherche mécanistique, notre équipe a également développé différentes approches pour identifier des composés pharmacologiques à visée thérapeutique. Ces résultats ont ainsi permis d’évaluer en clinique le repositionnement d’une molécule, la metformine, aboutissant à une certaine amélioration de certains patients.

Notre objective général est maintenant d’étendre nos approches en nous intéressant à d’autres maladies neuromusculaires, comme l’amyotrophie spinale infantile (SMA).

Dans un premier temps, notre première mission est de développer une « boite à outil » permettant de mieux étudier ces maladies neuromusculaires à l’aide des cellules souches pluripotentes humaines. La première phase du travail a consisté à définir de nouveaux protocoles de différenciation des cellules souches pluripotentes humaines en motoneurones. L’équipe poursuit ces travaux en vérifiant la capacité de ces motoneurones, à former des contacts avec des fibres musculaires humaines.

Notre deuxième mission est d’appliquer cette boite à outils à la DM1 et la SMA afin de mieux comprendre en quoi l’axe neuromusculaire est affecté dans ces pathologies. Pour cela, nous combinons l’utilisation des outils cellulaires développés avec des approches omics pour identifier de nouvelles cibles moléculaires.

Notre troisième objectif est de poursuivre notre recherche de composés à visée thérapeutique pour ces deux maladies.

Pour en savoir plus

Combinatorial analysis of developmental cues efficiently converts human pluripotent stem cells into multiple neuronal subtypes.

Nat Biotechnol. 2015 Jan;33(1):89-96. doi: 10.1038/nbt.3049. Epub 2014 Nov 10.

Maury Y, Côme J, Piskorowski RA, Salah-Mohellibi N, Chevaleyre V, Peschanski M, Martinat C, Nedelec S.

A defective Krab-domain zinc-finger transcription factor contributes to altered myogenesis in myotonic dystrophy type 1.

Hum Mol Genet. 2013 Dec 20;22(25):5188-98. doi: 10.1093/hmg/ddt373. Epub 2013 Aug 6.

Gauthier M, Marteyn A, Denis JA, Cailleret M, Giraud-Triboult K, Aubert S, Lecuyer C, Marie J, Furling D, Vernet R, Yanguas C, Baldeschi C, Pietu G, Peschanski M, Martinat C.

mTOR-dependent proliferation defect in human ES-derived neural stem cells affected by myotonic dystrophy type 1.

J Cell Sci. 2013 Apr 15;126(Pt 8):1763-72. doi: 10.1242/jcs.116285. Epub 2013 Feb 26.

Denis JA, Gauthier M, Rachdi L, Aubert S, Giraud-Triboult K, Poydenot P, Benchoua A, Champon B, Maury Y, Baldeschi C, Scharfmann R, Piétu G, Peschanski M, Martinat C.