Statut et organisation

Notre Statut

I-Stem résulte de la combinaison de deux entités différentes, et indépendantes : une Unité Mixte de Recherche de l’Inserm et de l’Université d’Evry Val d’Essonne (UMR 861) et le Centre d’Etude des Cellules Souches (CECS) lui-même soutenu par l’Association Française contre les Myopathies (AFM-Téléthon). I-Stem est l’un des trois instituts directement associés à l’Association, ses «bras armés », regroupés depuis 2012 dans l’Institut des Biothérapies. I-Stem a par ailleurs bénéficié jusqu’à récemment d’un fort soutien de Genopole, qui a inscrit son développement comme l’un des projets majeurs du site dans ses plans stratégiques successifs entre 2005 et 2015.

Le CECS

Le Centre d’Etude des Cellules Souches (CECS) est une association régie par la Loi de 1901 qui a été créée par l’AFM, avec l’appui de Généthon et de l’Institut de Myologie, de façon à assurer le développement de l’Institut I-Stem. Le CECS emploie des ingénieurs, chercheurs et personnels des fonctions support travaillant au sein d’I-Stem en très étroite collaboration avec les équipes académiques de l’Inserm et de l’Université d’Evry-Val d’Essonne.

Le conseil d’Administration du CECS est le suivant :

Président : JF. Malaterre, Vice-président chargé des familles et Administrateur AFM

MC. Loys : Administratrice AFM et trésorière CECS

A. Bouchard : Administratrice CECS
KS. Robert : Administrateur CECS
S. Braun : Directeur Scientifique de l’AFM
B. Fontaine : Neurologue APHP,
F. Lamy : Vice-président chargé de la recherche et Administrateur AFM

Le Directeur Général du CECS est Raymond Zakhia, le Directeur Scientifique est Marc Peschanski.

Partenaires Fondateurs

En 1958, des malades et leurs familles se rassemblent au sein de l’AFM avec un objectif : la guérison des maladies neuromusculaires. Leur stratégie : mener un combat sur tous les fronts de la maladie, de la recherche scientifique à l’aide aux malades et mettre en œuvre une stratégie d’intérêt général autour des maladies génétiques et des maladies rares.

L’AFM a d’abord cherché à comprendre l’origine des maladies, avant d’innover sur les voies de l’aide et de la guérison. En organisant le Téléthon, elle se donne les moyens de financer la recherche et de créer un système de soins, de prise en charge et de diagnostic adapté. Cette stratégie innovante est en train de porter ses fruits puisque certaines de ces maladies réputées incurables sont en essai thérapeutique. L’AFM est ainsi devenue un acteur incontournable dans le domaine de l’économie de la santé et de la recherche scientifique et médicale.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale a pour mission de développer la recherche biologique, médicale et en santé des populations, d’assurer la diffusion des connaissances et des savoir-faire et de valoriser les résultats de ses recherches.

Plus de 10 000 chercheurs, ingénieurs, techniciens et gestionnaires de la recherche, praticiens des hôpitaux, universitaires et étudiants, 7000 publications par ans, 300 laboratoires et 60 instituts fédératifs de recherche pour améliorer la santé par la recherche.

L’Université d’Évry-Val d’Essonne (UEVE) est une des quatre universités nouvelles créées en 1991 dans le cadre du développement de l’enseignement supérieur dans la région Ile-de-France et de la déconcentration des universités parisiennes. Située dans une agglomération en expansion, l’université, dès sa création, s’est constituée en université pluridisciplinaire et s’est tournée vers des enseignements professionnalisants pour répondre aux besoins de son environnement économique et social. L’UEVE est à présent rattachée à l’Université Paris-Saclay (UPSay), ce qui lui ouvre des possibilités de mutualisation et de développement nouvelles considérables.

Avec plus de 150 formations proposées – dont plus de la moitié à caractère professionnel -, elle dispense des formations dans les disciplines scientifiques et technologiques, dans les disciplines juridiques, économiques et de gestion, et en sciences humaines et sociales. Reconnue comme une structure dynamique de proximité, favorisant une intégration rapide dans la vie active, elle compte aujourd’hui plus de 10 400 étudiants et répond aux attentes de publics très divers, inscrits tant en formation initiale que continue.

L’université représente également un pôle important de recherche développant, au sein de 22 laboratoires et de 2 écoles doctorales, de grandes opérations de recherche notamment sur et autour des Sciences du vivant en liaison avec Genopole. Créé en 1998 à l’initiative du gouvernement français, des collectivités territoriales et de l’Association française contre les myopathies, Genopole® repose sur un concept original : la réunion en un même lieu de laboratoires de recherche académique et privés, d’entreprises de biotechnologies et d’un enseignement de haut niveau. L’objectif de Genopole® est de favoriser le développement d’une biologie à grande échelle et la création d’entreprises de biotechnologies afin de positionner la France en bonne place dans la compétition scientifique et industrielle internationale.

Genopole® est rapidement devenu un site de référence. Le campus fédère actuellement une vingtaine de laboratoires de recherche et une soixantaine d’entreprises de biotechnologies autour de l’université d’Evry-Val d’Essonne qui dispense un enseignement en liaison étroite avec les structures de recherche du site.

Notre organisation

L’Institut I-Stem articule trois activités différentes : recherche biologique fondamentale, recherche technologique et d’application, et un centre de ressources biologiques et technologiques. A chacun de ces grands types d’activités correspondent des cadres d’organisation, des modes de financement et des partenariats différents mis en place progressivement et de façon coordonnée pour en assurer la complémentarité.

Un laboratoire de recherche biologique fondamentale

I-Stem inclut tout d’abord un laboratoire de recherche biologique, dont le champ est défini par des finalités pratiques mais qui explore des domaines fondamentaux. L’étude du potentiel d’application thérapeutique des cellules souches passe par la caractérisation de leurs propriétés biologiques, par le déchiffrage des mécanismes qui sous-tendent leur pluripotence et leur différenciation, par la compréhension des signaux qui dirigent leur destin vers les phénotypes cellulaires… Leur utilisation à des fins thérapeutiques requiert notamment, dans le cas des thérapies cellulaires substitutives, l’analyse de leurs capacités d’intégration dans les tissus adultes lésés et de leur tumorigénicité, le développement de voies d’apport originales. L’application aux maladies monogéniques recouvre aussi de multiples thèmes de recherche fondamentale : définition des mécanismes pathologiques, identification des biomarqueurs, recherche de composés susceptibles de contrecarrer les altérations phénotypiques liées à la présence de mutations causales de pathologies monogéniques, définition des modes d’action moléculaire de ces composés.

Le laboratoire de recherche fondamentale s’appuie sur sept équipes dédiées à des ensembles de pathologies permettant des approches coordonnées : pathologies de l’axe neuro-musculaire associées à la myotonie dystrophique de type 1 et à l’amyotrophie spinale infantile (sous la direction de Cécile Martinat), atteintes neurologiques liées aux myopathies de Steinert et de Duchenne (sous la direction d’Alexandra Benchoua), atteintes musculaires dans la myopathie de Duchenne (sous la direction de Christian Pinset), myopathies des ceintures (sous la direction de Xavier Nissan), syndrome de Wolfram (sous la direction de Laetitia Aubry), génodermatoses (sous la direction de Christine Baldeschi) et rétinites pigmentaires (sous la direction de Christelle Monville).

Un laboratoire de recherche et développement technologique et d’application des thérapies

L’objectif final d’I-Stem est de mettre à disposition des médecins et des patients des produits thérapeutiques appliqués aux maladies monogéniques. Il lui faut donc installer les circuits qui vont de la découverte à l’application, c’est-à-dire des ensembles technologiques cohérents structurés dans un cadre de type industriel permettant effectivement, dans les conditions requises pour l’application humaine, de développer les produits thérapeutiques. Toutes ces activités sont portées par 12 ingénieurs regroupés dans l’équipe « plateformes technologiques » (sous la direction de Marc Peschanski). Elles ont pour objectif, respectivement : la production en masse automatisée des cellules souches et de leurs dérivés, les méthodologies de culture cellulaire et de contrôle qualité, le séquençage à haut débit, le criblage de composés à haut et moyen débits, l’imagerie cellulaire microscopique et automatisée.

La similitude que l’on peut trouver entre ces activités et celles menées par de nombreuses sociétés de biotechnologie n’a rien de fortuit. De fait, on peut considérer qu’I-Stem est en partie une « biotech à but non lucratif », qui partage le terrain d’activités de nombreuses sociétés privées.

Un centre de ressources biologiques, technologiques et de savoir-faire

I-Stem développe des ressources biologiques et technologiques ainsi que du savoir-faire de grande valeur pour ses finalités propres. Nous sommes à même de proposer ces ressources en collaboration, sur site, à des équipes de recherche extérieures, académiques et industrielles, dont les objectifs sont différents. I-Stem peut assurer pour elles une activité de service, qui peut aller jusqu’à l’accueil sur le site d’équipes dites « passagères » contractuelles. En accord avec sa tutelle AFM-Téléthon, I-Stem est à même de consacrer jusqu’à 20% de ses capacités à cette activité de service en dehors de ses objectifs propres restreints aux maladies monogéniques.