Rétinopathies

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Rétinopathies  


Equipe maladie de Duchenne.

Equipe :

 
Christelle Monville : Maître de conférences (UEVE)
Alexandra Plancheron : Technicienne de recherche qualifiée (CECS)
Alexandra Alarza: Technicienne de recherche qualifiée (CECS)
Céline Lustrémant : Doctorante
 
 
Les Maladies rares présentent généralement une prévalence de 1/1000. On estime qu'il en existe entre 5 000 et 8 000 maladies rares, souvent graves et invalidantes. Elles représentent donc un problème majeur de santé publique. De plus, les populations concernées ne bénéficient généralement pas de réponse thérapeutique adéquate ce qui ouvre un réel champ de recherche. Ces maladies incluent (i) les rétinopathies et (ii) le syndrome de l’X-fragile. Le projet général de l’équipe est de développé et d’améliorer des protocoles de thérapie cellulaire et d’obtenir des modèles organotypiques de ces pathologies en vue d’une approche thérapeutique.
Le deuxième axe de ce projet est fondé sur l’existence de lignées de hES et iPS (cellules souches induites à la pluripotence),  porteuses de mutations qui représentent un modèle cellulaire parfait. Nous avons utilisé cette approche pour réaliser une modélisation pathologique de l’Amaurose de Leber Congénitale (ALC) pour laquelle nous développons deux lignées d’iPS porteuses des mutations causales de cette pathologie.  En comparant les lignées natives et mutées, nous souhaitons identifiés des marqueurs biologiques associés à la mutation. En conséquence, dans une première partie du projet nous allons développer des protocoles de différenciation guidée des cellules pluripotentes vers une population de précurseurs neuraux puis rétiniens. Cette partie sera développée en parallèle de l’établissement de protocoles de thérapie cellulaire pour les pathologies de la rétine. La deuxième partie sera dédiée à la validation de ces marqueurs biologiques. Ces études conduiront à des analyses physiopathologiques et  à des screening de molécules médicaments.
 
Les pathologies rétiniennes sont associées à la perte des cellules photoréceptrices, cellules nerveuses hautement spécialisées. Ces pathologies affectent environ 1 individu sur 3000 dans le monde. Les formes héréditaires sont généralement centrées sur les mutations de gènes impliquées dans la perte ou le dysfonctionnement des photorécepteurs, ce qui conduite invariablement à la perte partielle ou totale de la vision.
Les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh), parce qu’elles peuvent se diviser indéfiniment et qu’elles sont pluripotentes, représentent une source de progéniteurs rétiniens  utilisables en thérapie cellulaire. De plus, la récente découverte des cellules pluripotentes induites (iPS, cellules somatiques adultes qui ont été reprogrammées et présentent toutes les caractéristiques des CSEh), offre un potentiel supplémentaire pour la médecine régénérative.
La production d’iPS à partir de cellules de patients pourrait également permettre la modélisation de pathologies rétiniennes non génétiques, la recherche de nouveaux médicaments (« drug-screening ») et transplantation autologue.
Le projet de notre équipe s’articule donc autour de 2 grands axes : (i) produire des progéniteurs rétiniens fonctionnels à partir de CSEh et d’iPS et (ii) étudier l’altération des photorécepteurs  dans deux pathologies, les pathologies rétiniennes et l’amaurose congénitale de Leber en utilisant des lignées de CSEh et d’iPS porteuses de mutations.

 
INSERM/UEVE UMR 861, I-STEM, AFM: Genopole Campus 1, 5 rue Henri Desbruères, 91030 Evry cedex - France