Maladies du motoneurone

Le contenu de cette rubrique en français est destiné au grand public. Pour plus d’informations sur nos thématiques de recherches, nous invitons les professionnels à se rendre sur la version anglaise de cette rubrique.

 

Crédit photo: Christophe Hergoues/ Emmanuelle Pouget (AFM)

  Equipe :

Cécile Martinat : Chargée de recherche CR1 (INSERM)

Stéphane Nédelec : Chargé de Recherche (INSERM/ ATIP AVENIR 2015)*

Sandrine Baghdoyan: Ingénieur de Recherche (INSERM)

Jacqueline Gide: Ingénieur associé (CECS)

Léa Lesueur: Ingénieur d’étude (INSERM)

Gurvan Mahé: Ingénieur d’étude (CECS)

Véronique Cordette: Assistante Ingénieure (INSERM)

Julien Côme : Doctorant (CECS)

Sylvain Roquevière : Doctorant

Vincent Mouilleau: Doctorant

* Fin 2016 et dans le cadre du programme ATIP AVENIR, Stéphane Nédelec montera son équipe à l’institut du Fer à Moulin (PARIS)

 

PHOTO SITE INTERNETNotre équipe a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de maladies affectant le motoneurone en utilisant des lignées de cellules souches pluripotentes humaines portant des mutations causales associées à ces pathologies.

L’équipe s’est focalisée depuis sa création sur la maladie de Steinert (DM1) en utilisant des lignées de cellules hES issues d’un diagnostic préimplantatoire (DPI) et porteuses de la mutation causale.

Cette recherche doit permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie, en particulier ceux impliqués dans le syndrome myotonique de la maladie c’est-à-dire le retard de la décontraction musculaire après stimulation par le motoneurone.

Ce projet consiste à reconstruire l’axe neuromusculaire ex vivo à partir des cellules hES ce qui devrait permettre, à terme, d’identifier des protéines thérapeutiques candidates qui pourraient être testées ex vivo. La première phase du travail a consisté à définir les protocoles de différenciation en motoneurones. L’équipe poursuit ces travaux en vérifiant la capacité de ces motoneurones, à former des contacts avec des fibres musculaires humaines.

En parallèle, l’équipe s’intéresse également à une autre pathologie touchant les motoneurones, l’Amyotrophie Spinale Infantile (SMA), maladie héréditaire qui se caractérise par une paralysie plus ou moins importante et par une fonte des muscles des hanches, des épaules et du tronc. Des travaux de modélisation pathologique de cette maladie sont en cours à partir de cellules iPS obtenues par reprogrammation de cellules adultes issus de patients atteints de cette maladie.

Pour en savoir plus

Combinatorial analysis of developmental cues efficiently converts human pluripotent stem cells into multiple neuronal subtypes.

Nat Biotechnol. 2015 Jan;33(1):89-96. doi: 10.1038/nbt.3049. Epub 2014 Nov 10.

Maury Y, Côme J, Piskorowski RA, Salah-Mohellibi N, Chevaleyre V, Peschanski M, Martinat C, Nedelec S.

A defective Krab-domain zinc-finger transcription factor contributes to altered myogenesis in myotonic dystrophy type 1.

Hum Mol Genet. 2013 Dec 20;22(25):5188-98. doi: 10.1093/hmg/ddt373. Epub 2013 Aug 6.

Gauthier M, Marteyn A, Denis JA, Cailleret M, Giraud-Triboult K, Aubert S, Lecuyer C, Marie J, Furling D, Vernet R, Yanguas C, Baldeschi C, Pietu G, Peschanski M, Martinat C.

mTOR-dependent proliferation defect in human ES-derived neural stem cells affected by myotonic dystrophy type 1.

J Cell Sci. 2013 Apr 15;126(Pt 8):1763-72. doi: 10.1242/jcs.116285. Epub 2013 Feb 26.

Denis JA, Gauthier M, Rachdi L, Aubert S, Giraud-Triboult K, Poydenot P, Benchoua A, Champon B, Maury Y, Baldeschi C, Scharfmann R, Piétu G, Peschanski M, Martinat C.